La Paz, ville à plusieurs étages

Quand on lit les guides de La Paz, on s’attend à ce que la ville ne nous laisse pas indifférent (ce qui veut tout et rien dire), à être dans une ville dangereuse, et à avoir du mal à respirer avec son aéroport international le plus haut du monde ! Heureusement, lors de notre retraite de yoga en Inde, nous avions rencontré Juan, un Argentin, parlant français (et beaucoup d’autres langues) et installé à la Paz. C’est donc Juan, (qui se trouvait à ce moment-là à Buenos Aires avec un métatarse cassé) qui nous a guidé à distance, via Facebook Messenger… Ah la technologie !

Evidemment, ce n’est pas exactement comme si nous avions été avec lui mais presque. Les conseils arrivant à flot, nous avons donc essayé d’optimiser notre temps à la Paz pour profiter de cette ville incroyable, que nous avons adorée. Il faut savoir que la ville s’étend sur plus de 15 km et se situe entre 3200 et 4000m d’altitude, donc assez loin d’être plate.

Comme à Potosi, son principal attrait à l’époque des conquistadors résidait dans ses mines d’or, mais contrairement à Potosi, malgré le déclin des mines, la Paz avait suffisamment imposé sa prééminence pour garder son statut, avec son climat plutôt doux pour l’altiplano, et surtout car elle était située sur la principale route entre Potosi et Lima, par où transitait l’argent « espagnol ».

Comme à Sucre, nous sommes arrivés le lendemain de la nuit des musées, et tous les musées avaient donc pris un jour de récupération. Décidément les musées ne seront pas au programme de notre passage en Bolivie. Nous avions choisi notre hostel dans la calle Jaen, la rue très typique, aux façades bien coloniales et colorées, où se trouvent quatre charmants musées… enfin d’après les guides, puisque nous n’avons pas pu y entrer !

Pas de souci, nous voilà partis en direction de la plaza Murillo, où nous avons pu admirer la cathédrale de la Paz vraiment imposante, le palais présidentiel, et un étrange lampadaire ou plutôt le lampadaire où fut pendu en 1946 le président Gualberto Villaerroel (ne pas énerver les Boliviens !)

Puis direction le mercado Lanza, un étrange marché très bizarrement construit avec des pentes pour circuler entre les étages et bordées de boutiques, où quasiment tout était fermé… Du jamais vu en Amérique du Sud. En revanche, sur l’avenue principale du Prado (non, ce n’est pas Marseille, mais bien la Paz), une ambiance festive bien typique de la Bolivie nous attendait. Parade avec boliviens en tenue typique, musique intense et rythmée ! Et quand on demande aux habitants, ce qu’il se passe, ils ont tellement l’habitude de ce type de manifestation qu’ils ne semblent même pas avoir remarqué la parade. Du typique et au milieu de la capitale !

Après cette animation colorée, nous avons repris notre découverte entre l’Iglesia de San Francisco, le fameux mercado de hechiceria (ou marché des sorcières) où l’on peut trouver des plantes médicinales et à peu près tout pour faire des offrandes pour s’attirer la chance ou pour venir à bout de mauvais sort, et les nombreuses rues pavées et pentues (Sagarnaga, Murillo, Santa Cruz ou Jimenez), où l’on peut flâner entre les façades coloniales un peu décrépites avec ce charme suranné que l’on aime tant, et où l’on passe des marchés artisanaux à un incroyable marché d’aliments qui s’étend sur toute une avenue où nous avons pu voir les fameuses pommes de terre séchées, les nombreuses sortes de maïs, et toujours ces magnifiques fruits et légumes…

Grâce à Juan, nous avons ensuite vécu une expérience un peu différente, puisque nous sommes allés faire une pratique de yoga (cf article Tranches de vie) dans la zona Sur, tout en bas de la Paz. Et oui, à la Paz, tout est inversé. Les riches vivent en bas, et les pauvres en haut ! Une tout autre ambiance, beaucoup plus moderne, où les grands buildings côtoient des centres commerciaux tout neufs et des cafés stylés où nous avons dégusté un excellent petit-déjeuner.

Pas question de quitter la Paz sans tester les transports en commun, et à la Paz, ce n’est pas le bus ou le métro, mais plutôt le téléphérique. C’est vraiment une manière incroyable de découvrir la ville et de voir à quel point la Paz a été construite dans les recoins de la Cordillère, au cœur de canyons et dans un incroyable dénivelé de plus de 600m où l’on passe de la Zona Sur autour de 3400m à 4000m dans le quartier d’El Alto ! Tout simplement fou ! On a profité de notre balade en téléphérique pour s’arrêter dans le quartier de Sopocachi, qui se veut moderne et branché et où nous avons fait une halte gastronomique à la Guinguette, pour déguster une soupe de quinoa, suivie d’une quiche lorraine ! Quand la France rencontre la Bolivie !

Nos deux journées à la Paz étaient déjà écoulées, et nous devions prendre la direction du lac Titicaca. On aurait bien traîné encore un peu, mais la date du retour approchant, nous ne pouvions plus tout à fait prendre le temps comme avant. Merci à nos deux anges-gardiens boliviens Juan et Gustavo qui nous ont permis de découvrir cette ville et surtout de l’apprécier, car pour nous, la Paz, c’est une belle découverte ! Muchas gracias y hasta luego !

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