ARCHIPEL DE LA SOCIETE

Après cette escapade de rêve aux Tuamotus, retour dans l’enfer civilisé des Polynésiens, Tahiti et surtout Papeete! Pour d’anciens parisiens, cela nous fait sourire. Charlotte avait déjà apprécié le charme suranné de Papeete, et comme lors de son déplacement professionnel, ce qui a fait la différence pour nous, ce sont les gens.

•  TAHITI, LE MYTHE DU PARADIS ?

Certes Tahiti n’est sûrement pas la plus belle île de Polynésie, mais elle regorge de petits trésors qu’il faut prendre le temps de découvrir, son charme réside beaucoup dans la vie tranquille et ses habitants d’une grande gentillesse et de toute façon, on n’en a pas vu grand-chose, alors il faudra qu’on y retourne pour peaufiner notre jugement.

Mais en ce qui nous concerne, on a aimé ! Et pour être très honnête, on le doit intégralement à Julie et Mathieu, qui nous ont fait découvrir leur vie tahitienne et leur enthousiasme pour cette île, qui nous a clairement contaminé. Après des retrouvailles dans le parc Paofai, qui borde le littoral de Papeete, où Mathieu a son beach-soccer hebdomadaire, nous avons partagé un dîner aux fameuses roulottes, accompagnés d’Elise, la sœur de Julie, et Vincent. Une ambiance en toute simplicité près de la marina où l’on déguste le plat que l’on souhaite allant de l’assiette de frites de nos équivalents snacks à de délicieux tartares de thon extrêmement bien accommodés, attablés dans un joyeux bordel sur nos chaises en plastique élimées, chacun pouvant aller chercher le plat qu’il souhaite dans la roulotte (camion-snack) de son choix.

Nous avons bien sûr profité de notre localisation dans Papeete pour mieux découvrir la ville, qui peut passer d’une ambiance morne et déserte le dimanche à une super animation en pleine semaine, et très loin d’autres préfectures antillaises comme Fort-de-France ou Pointe-à-Pitre où l’on n’aime pas trop s’attarder. Au cœur de Papeete, on a aimé flâner au marché, entre artisanat local (tikis en bois, paréos, sacs en rafia et monoi) et fruits et légumes pays. Nous en avons profité pour faire quelques courses et partager un dîner local avec Julie, Mathieu et Charly.

Comme le monde est petit, nous avons fini par croiser un ancien client de Charlotte chez Carrefour. On le cherche un peu aussi, mais déformation professionnelle oblige on ne peut pas s’empêcher d’aller voir les rayons bébé dans les magasins ! Et nous avons donc continué à tester l’incroyable hospitalité tahitienne chez Thomas et sa famille (comprendre que tout métro habitant à Tahiti a fait sienne cette hospitalité, ou a quitté l’île !) : apéro-dînatoire avec produits locaux et salade tahitienne maison. Un pur moment de bonheur, avant d’aller assister à un spectacle de danse polynésienne.

Nous avons eu la chance de voir une compagnie qui a déjà gagné le Heiva-i-Tahiti, qui correspond à une période très festive au mois de juillet où s’affrontent notamment de nombreuses compagnies de danses, qui ne se contentent pas d’apprendre des chorégraphies, mais participent aussi à la confection des costumes et des parures de fleurs. Nous avons adoré la musique prenante et entraînante et les magnifiques chorégraphies qui dégagent une puissance mêlant sensualité et énergie tribale.

Finalement, nous aussi, nous nous sommes laissés prendre dans la douceur de vivre tahitienne et nous n’avons même pas effectué notre rituel tour de l’île. Mais on est ravi d’avoir profité de toutes nos rencontres et d’avoir aussi profité du studio prêté par les parents de Julie, pour se poser, le fameux truc qu’on ne fait jamais d’habitude ! Alors, c’est sûr, Tahiti est loin du mythe occidental du paradis : Papeete peut paraître un peu vieillot, le lagon n’est pas le plus beau de Polynésie, les plages de sable blanc de carte postale ont laissé place aux plages de sable noir, la vahiné a sérieusement gonflé, mais pour nous Tahiti, c’est un concentré de rencontres avec des gens qui ont des valeurs magnifiques, et ça suffit pour en faire un petit bout de paradis !

• MOOREA, L’ILE EN FORME DE COEUR

Moorea, c’est l’île en forme de cœur en face de Tahiti où l’on va passer le week-end en toute tranquillité et qui paraît-il évoque le Tahiti d’antan. On n’est pas embêté par le monde normalement (16 000 habitants pour 180 000 sur Tahiti), mais comme nous avons eu la bonne idée d’y aller pour le week-end de Pâques, nous nous sommes retrouvés là-bas avec pas mal de tahitiens. Nous avions définitivement abandonné l’idée de camper et avons trouver en dernière minute un Airbnb chez Chantal, avec vue sur la baie de Cook et une sympathique piscine. Un grand merci à Chantal qui nous a passé quelques films, addicts que nous sommes et avec qui nous avons fait une bonne partie de tarots !

En effet, Moorea est un petit havre de paix où l’on peut au choix se prélasser sur de jolies plages et vaquer à quelques activités nautiques (kayak, pirogue, paddle, pédalo, plongée, snorkeling…) ou choisir les aventures terrestres entre randonnées à pied ou à cheval dans les monts extrêmement découpés de cette ancienne île volcanique.

En ce qui nous concerne, la chaleur a eu raison de nos velléités de rando. Nous avons tout de même fait le tour de l’île et apprécié les très jolis paysages, notamment les belles vues sur les baies jumelles, sur le mont Rotui ou sur les plantations d’ananas, ainsi que plusieurs vestiges de marae…Fidèles à nous-même, nous en avons quand même profité pour faire une plongée. Nous avons enfin pu apercevoir un requin citron, plutôt balaise d’ailleurs, mais qui était pressé et faire quelques photos avec un tiki sous-marin. Nous avons profité de la jolie plage de tipaniers pour continuer à profiter de nos vacances au cœur de notre voyage, et avons donné quelques coups de pagaie pour aller sur le spot des raies pastenagues et requins pointe noire où nous avons eu l’impression d’être entrés dans un véritable aquarium.

Mais les cloches (de Pâques) ont vite sonné l’heure du départ, et après une traversée assez mouvementée en ferry, nous avons juste pris le temps de ranger toutes nos affaires et de nous rendre à l’aéroport pour rendre la voiture que Julie et Mathieu nous avait gentiment prêtée à la sœur de Julie, Elise, et son compagnon Vincent. Après les colliers de fleurs à l’arrivée, Elise et Vincent n’ont pas failli à la tradition. Et malgré l’heure tardive pour les tahitiens, nous avons eu droit à nos colliers de coquillage. Nous leur avons dit « au revoir » le cœur lourd, tant cette escale polynésienne a été pour nous une parenthèse d’échange, de simplicité, de partage et de valeurs humaines. Ce sont définitivement les rencontres qui font la richesse du voyage. Nous avons ensuite fait une petite surprise à Armelle qui arrivait de Nouméa et que nous avons pu accueillir à l’aéroport avant de nous envoler à notre tour en ce lundi de Pâques pour l’île de… Pâques !

Maururu Julie, Mathieu, Charly, Elise, Vincent, Armelle, Thomas, Nadia, Pascal, Nadine, Chantal, Papy, Mamy, Elise, Thibault, Marion, Nancy, Isabelle, Philippe ! Nana et à bientôt

 !

6 réflexions sur “ARCHIPEL DE LA SOCIETE

  1. Yanne

    Merci pour ce grand bol d’air. Ça ne m’étonne pas que vous vous soyez bien entendus avec Mat et Julie. On sent à travers votre récit une étape cool et paisible que vous avez pu savourer. Plus qu’une seule envie pour moi… prendre l’avion et découvrir ce petit coin de paradis ! Je vous embrasse fort!

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      1. Yanne

        Vous nous manquez aussi! 😍😘
        J’ai vraiment hate que vous rentriez… (je sais c’est un peu égoïste de ma part…😊 Profitez bien de la fin du voyage)

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