Faune & Flore

L’une des spécificités de la Nouvelle-Zélande est sa séparation avec le Gondwana il y a 150 millions d’années. Une fois séparée de l’Australie, la Nouvelle-Zélande s’est développée de manière totalement indépendante des autres parties du globe. La résultante de ce développement de manière totalement isolée s’est traduite par l’apparition d’espèces uniques. Les mammifères terrestres ne s’y sont quasiment pas développés, mise à part 3 espèces de chauve-souris locales.

Que cela change-t-il ? Simplement que les prédateurs étant particulièrement rares, les oiseaux s’y sont développés et adaptés aux besoin de survie locale. On trouve donc « naturellement » beaucoup d’espèces d’oiseaux qui n’ont pas eu besoin de voler pour survivre et qui restent pour la plupart au sol, que ce soit en plaine ou dans les forêts.

· LES OISEAUX

On ne va pas faire une liste exhaustive de toutes les espèces d’oiseaux ici, non seulement car ils sont beaucoup trop nombreux mais surtout parce que ce que l’on trouve intéressant c’est de zoomer sur quelques espèces fort différentes de celles que l’on peut trouver aux quatre coins du monde.

Dans les oiseaux qui évoluent au sol, nous avons particulièrement aimé le Pukeko, qui physiquement ressemble à une grosse poule d’eau et arbore avec fierté un cou bleu flashy et une crête rouge. Cet oiseau a pour particularité de ne pas voler et d’être visible un peu partout sur les îles nord et sud, dans les champs, sur les routes et au bord des nombreux lacs qui rythment le pays.

Ensuite le Weka, rien à voir avec celui du sketch de Danny Boon, c’est une sorte de croisement entre le canard et la perdrix, il évolue dans les forêts, ne vole pas, se déplace en bandes et est particulièrement curieux, bien que craintif, on arrive toutefois à l’approcher en restant discret et immobile quelques instants, sa curiosité prend alors le dessus et c’est lui qui vient nous observer.

Le Moa, cette espèce est malheureusement éteinte mais pourrait s’apparenter à une autruche ou une sorte de casoar, mais en version colossale, pouvant dépasser les 3m de haut et avec des pates particulièrement larges, les Néo-Zélandais ont reconstitué que cet oiseau vivait dans les plaines et petites forêts et aurait été la proie rapide des premiers humains arrivés sur l’île. De belles reconstitutions sont visibles au musée d’Auckland.

Le kéa, sorte de grand perroquet vivant uniquement en montagne et que l’on peut aisément croiser sur l’île du sud à proximité (entre autres) de Arthur Pass. Ce perroquet vert en apparence mais qui dévoile des couleurs rouges sous ses ailes lorsqu’il s’envole est en fait un opportuniste, il n’est pas rare de le voir décrocher avec sa langue les innombrables insectes collés sur les pare-chocs des véhicules ou approcher l’homme qui malheureusement le nourrit et risque de nuire à l’espèce qui est de moins en moins capable de chasser.

Le Kiwi, cet oiseau, devenu emblème de la Nouvelle Zélande est particulièrement menacé. Comme la plupart de ses collègues ci-dessus, il ne peut pas voler et est particulièrement à la merci des chiens, il n’est donc pas rare de lire un peu partout sur des panneaux l’amour que portent les défenseurs du kiwi à nos amis les chiens.

D’autres espèces d’oiseaux sont observables, ou tout du moins entendables, des oiseaux siffleurs particulièrement inventifs, mais aussi les oiseaux «queue d’éventail » qui viennent tourner autour des randonneurs, non parce qu’il est curieux mais simplement car l’homme attire des insectes par ses effluves corporelles et que ce dernier trouve plus facile de venir les cueillir près de nous !

L’Homme a introduit de nombreuses espèces non endémiques de la Nouvelle-Zélande et fragilise l’équilibre naturel. Une vraie prise de conscience a eu lieu au court des 20 dernières années et malheureusement, il est plus que courant de tomber sur l’un des innombrables pièges pour endiguer l’expansion de certains « nuisibles » comme les opossums et les hermines et des slogans tels que « a good stoat is a dead stoat », ce qui signifie, une bonne hermine est une hermine morte… No comment !

· LES MAMMIFERES MARINS

Pas de mammifères terrestres endémiques donc, mais beaucoup de mammifères marins : baleines, dauphins, lions de mer, phoques, otaries… Et même si nous n’avons pas vu de cachalots, on avait envie de partager les performances de ces incroyables plongeurs qui peuvent descendre jusqu’à 2 kilomètres de profondeurs, et tenir en apnée jusqu’à 80 minutes, là où l’homme s’arrête à 102 mètres de profondeur (en apnée non assistée), avec un temps record de 4 minutes et 14 secondes. Fierté kiwi : ce record est tenu par le kiwi William Trubridge en juillet 2016 !

3 réflexions sur “Faune & Flore

  1. Ping : Centre & Nord : entre montagnes et plages paradisiaques – Mythe the World

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