Centre & Nord : entre montagnes et plages paradisiaques

· ARTHUR, LE ROI DES PARCS NATIONAUX

Nous avions pensé dans notre roadtrip faire un détour par Arthur’s Pass pour faire un peu de rando et découvrir les montagnes de l’ouest de Christchurch. Et par les hasards (ou pas) de la vie, Marielle (une amie de Mat) venait d’arriver sur l’île du Sud avec son « amoureux » David (comme elle l’appelle) et leur petit Gaspard. Arthur’s Pass semblait un bon lieu de rassemblement. Et comme nous les avions loupés au Vietnam (ou plutôt qu’ils s’étaient esquivés avant notre arrivée, un peu trop inspirés peut-être par notre voyage), c’était une bonne occasion de rencontrer enfin David et Gaspard, et de revoir Marielle.

Retrouvailles en fin de journée chez ce bon Arthur donc. Petite ballade tranquille au pied d’une cascade avant de se mettre en route pour un freecamp un peu plus à l’est. Sur la route du freecamp, et devant la beauté de la vallée, de la rivière que nous venions de traverser et des montagnes environnantes, nous avons finalement décidé de prendre l’apéro au bord de la rivière et de fil en aiguille de s’installer là pour la nuit. Après une recherche scientifique de Mat et David pour trouver le meilleur positionnement des vans pour être à plat, tout en nous protégeant du vent, nous avons profité d’un sympathique apéro, avant d’enchaîner sur un dîner dans notre van, tandis que Gaspard commençait sa nuit dans l’autre van. Car oui, nous pouvons recevoir dans notre van ! La classe à Dallas, ou plutôt à Arthur’s Pass.

Comme le superbe ciel étoilé de la nuit le laissait présager, nous nous sommes réveillés avec un ciel bleu immaculé, et après un petit-déjeuner tous ensemble, nous avons donc décidé de profiter de ce super temps pour faire une rando ensemble dans le parc (encore un…) d’Arthur’s Pass. Avec Gaspard bien calé dans son porte-bébé sur le dos de son père, nous voilà partis à l’ascension de Bealey Spur. Au programme, tout ce qu’on imagine de la Nouvelle-Zélande : des montagnes à perte de vue, une ancienne vallée glacière immense et majestueuse, des forêts, des prairies, des tourbières, et même des Kea (les seuls perroquets au monde à vivre dans les montagnes)… Bref, il ne manquait que les hobbits !

Ravis de passer un peu de temps avec nos amis, nous avons prolongé d’une nuit notre séjour à Arthur’s Pass, ce qui nous a permis de boire un pot réconfortant dans le village d’Arthur, d’approfondir notre connaissance de notre site de camping improvisé, toujours aussi beau, et également de tester un nouveau jeu avec Marielle et David, le Querckle. Et même si David met beaucoup de temps à jouer, ça nous a fait vraiment fait plaisir de jouer à autre chose que la belote mongole. Ça fait déjà 8 mois quand même. Merci les amis !

Le lendemain sonnait déjà le temps des « au revoir » : Marielle, David et Gaspard reprenant la route du Sud, et nous la route du Nord. Une super pause amicale chez ce bon vieil Arthur.

· LE NORD DE L’ILE DU SUD, DE LA GOLDEN BAY A PICTON

Nous avions une longue étape ce jour-là, ayant prolongé notre séjour chez Arthur, mais le soleil était au rendez-vous et le moral au beau fixe. La côte Ouest entre Greymouth et Westport est de toute beauté. C’est une côte sauvage, avec des falaises et des rochers qui se découpent, des forêts humides aux fougères géantes qui surplombent la mer… un petit air de la Réunion, mais en plus frais peut-être. En tout cas, une côte beaucoup plus intéressante que celle qui jouxte les glaciers. Et la curiosité géologique des Pancakes à Punakaiki, nous a donné faim, nous y avons donc fait notre pause déjeuner. Ce site tient son nom des couches successives qui rappellent un gâteau de crêpes : il y a 35 millions d’années, les sédiments se sont déposés dans le fond de l’océan en couches successives, qui se sont tassées avec la pression de l’eau pendant 30 millions d’années. C’est il y a 5 millions d’années, que les fonds marins se sont soulevés jusqu’à émerger à la surface et dans les derniers 100 000 ans, l’érosion a fait son travail, grignotant peu à peu ces roches émergées. Tout ceci pour le bonheur de nos yeux.

Nous avons ensuite traversé de nouvelles montagnes en longeant la rivière Buller avec ses gorges aux eaux transparentes rappelant un peu les gorges de l’Ardèche, avant de commencer notre descente vers Nelson.  Mais comme Nelson, ce n’est pas mon fort, nous avons préféré de Mandela route à Richmond et nous y arrêter pour la soirée. Une petite envie de raclette peut-être ?  Après une nuit dans un camping « payant » pour prendre une douche et recharger les batteries (au sens propre comme au sens figuré), nous avons honoré notre rendez-vous pris la veille pour notre camper van dont les fuites s’accumulaient à mesure du temps et pouvoir passer le reste du voyage à peu près au sec. 4h plus tard, une fois les fuites réparées de manière efficace mais pas du tout pérenne ni clean par un super gentil mécanicien du coin, nous avons repris la route pour nous rendre le plus au nord du sud, c’est-à-dire la Farewell Spit, langue de sable naturelle déposée au fil des ans par les courants marins au cap le plus au Nord de l’ile du sud. Petite balade à la tombée de la nuit, le temps de découvrir ces superbes dunes qui pourraient faire croire qu’on est au milieu du désert, mais on oublie bien vite l’idée car ce morceau de terre est entouré des deux côtés par à l’est, la mer Tasman et à l’ouest l’océan Pacifique. Superbe endroit totalement vierge de l’empreinte humaine et réserve naturelle pour d’innombrables oiseaux, des cygnes noirs en passant par les oiseaux huitriers et de nombreux autres.

Le lendemain matin, nous avons mis le cap sur Totaranui, au Nord du parc Abel Tasman, superbe parc national connu pour ses plages au sable doré et aux eaux transparentes. Nous avons opté, vu le temps plutôt incertain pour une randonnée d’une vingtaine de kilomètres la « Gibbs hill loop », donnant un très bon aperçu de la beauté des lieus. Nous nous sommes promenés dans des collines verdoyantes, où les fougères arborescentes se prennent pour des palmiers et où l’on passe successivement de forêts humides à forêts sèches, tendance méditerranéenne en quelques foulées, avec même des grillons dont une partie semble véritablement envahie. Comme la Nouvelle-Zélande ne comptait aucun mammifère endémique, hormis trois espèces de chauve-souris, ce sont surtout les oiseaux qui sont surprenants. Nous avons été accompagnés par quelques oiseaux très curieux avec une queue en éventail, au chant très mélodique, nous avons croisé de nombreux weka (dont le plus curieux est carrément venu à notre rencontre), et bien sûr les nombreux pukeko, qui nous amusent beaucoup. Nous avons désespérément cherché quelques animaux marins sur la succession de jolies plages dorées que nous avons traversées, mais nous avons fait chou blanc ou algue verte pour parler dans le jargon kiwi. (voir art. Faune et flore). Nous avons ensuite repris la route vers Nelson, après une douche aussi fraîche que revigorante au camp de Totaranui, une halte imprévue à la fin de la piste pour « réparer » la roue avant droite qui s’était transformée en insupportable crécelle.  Mathieu étoffe ses compétences au fil du voyage ! Nous sommes ensuite repassés par les superbes montagnes entre Takaka et Moturea, qui pour notre part sont restées assez floues car totalement dans les nuages et dans la pluie mais paraît-il avec des passages laissant apparaître de très grandes collines vertes où paissent moutons et vaches, le tout sur fond d’amas de marbre et offrant de nombreuses visites de grottes… Pour nous, elles auront surtout gardé un air mystérieux, et brumeux.

Nous avons aussi eu la chance d’assister à un match de rugby local, bien que match amical, le niveau était franchement bon! On comprend mieux leur nombreux titres de champions du monde.

Le lendemain, avant de rejoindre Picton pour notre traversée vers l’île du Nord, nous avons essayé de nous perdre un peu dans les « Marlborough Sounds » (anciennes vallées recouvertes par la mer), et surtout le Charlotte Queen’s Sound qui est l’un des plus immenses bras de mer intérieur de la zone (environ 27km). Bien que les nuages étaient particulièrement bas, nous avons pu profiter de quelques éclaircies pour prendre un peu l’air dans notre meilleur camp néo-zélandais (le Smith’s Farm Camp), où nous avons attendu que la pluie passe entre diverses activités de routards (lessive, blog, tri de photos, douche…), et en profitant de la ferme pour acheter un délicieux fromage de chèvre et nous amuser à nourrir les moutons, avant d’aller admirer en fin de journée les fameux « glowworms » (vers luisants) lors d’une petite balade nocturne vers une cascade. L’impression est un peu comme si l’on observait la voie lactée, mais en pleine forêt. Expérience très sympathique !

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