Sydney et les blue mountains

Après quasiment 6 mois en Asie, c’est vraiment un nouveau chapitre que nous avons démarré en montant dans notre vol Manille-Sydney. On a réussi à se faire un petit coup de stress avec les visas que nous avons encore demandés en dernière minute. Mais vive l’Australie ! Une demande « simple » venant de pays occidentaux est traitée quasiment immédiatement. Il suffit juste de savoir que « granted » signifie « accepté », d’ouvrir le mail, et de ne pas être surpris que l’autorisation arrive immédiatement. Sinon 3 jours après, vous pouvez être en train de stresser, comme nous, en pensant que l’IMMI GRANT est juste un accusé de réception de la demande…

Arrivés à Sydney après une courte nuit d’avion et déjà l’Asie nous semble loin : douane automatisée, livraison de bagages d’une efficacité rare, gentille hôtesse nous donnant toutes les infos et nous vendant une SIM card locale, et enfin un wifi gratuit dans l’aéroport nous permettant d’appeler un Uber pour nous rendre jusqu’à notre couchsurfing. Retour à la civilisation !

· SYDNEY : LE PAYS BASQUE AUSTRALIEN

Pourquoi a-t-on a tellement aimé Sydney ? Est-ce le retour dans une ville propre et civilisée après 6 mois d’Asie ? Est-ce cet agréable air iodé après quelques villes saturées de pollution ? Ou est-ce qu’on aurait de toute façon succombé au charme de Sydney ? On a tendance à penser qu’on aurait aimé, sans condition. D’ailleurs on est prêt à revenir ultérieurement pour vérifier !

Qu’a-t-on a aimé ? A peu près tout : l’air marin, les nombreux parcs, l’architecture avec bien sûr l’incroyable opéra, la multitude de plages, l’intégration de la nature dans cette ambiance urbaine, la splendide baie où tous les voiliers sortent dès que le week-end arrive, l’ambiance cosmopolite et tellement relax, les pique-nique dans les parcs ou sur la plage, l’ambiance sportive, les cafés design… En bons Français, on a tout de même cherché quelques défauts… Voici le fruit intense de nos recherches : la vie est quand même chère et on n’est pas complètement à l’aise sur la présence ou non de requins et donc le niveau de risques liés à la baignade. A part ça, on s’est senti chez nous !

On a profité de l’Aussie Day (voir article Tranches de vie) pour découvrir le centre, son port, ses gratte-ciels, ses parcs et toute une animation urbaine mais tournée vers la mer. L’opéra et l’Harbour Bridge étant bien sûr les emblèmes de Sydney et qu’on a pris sous à peu près tous les angles. Nous avons flâné dans les anciens docks magnifiquement ré-emménagés et où les restaurants concepto-lounge-moderno-surfer-cool se succèdent, donnant tous plus envie les uns que les autres, mais à peu près inaccessibles pour la bourse des petits tourmondistes que nous sommes. Mais on n’a pas dit notre dernier mot, un jour, on reviendra !

Comme de nombreux australiens en week-end, on a pris un ferry pour naviguer dans la baie et aller vers la « californienne » Manly, avec une compétition de jeunes lifegards qui nous attendait sur la plage. Les clubs de lifegards sont à l’Australie, ce que le rugby est au sud-ouest en France. Au programme, courses en bateau, nage en mer, et courses sur le sable pour la version surfeuse de la chaise musicale. Un vrai spectacle !

Devant l’incroyable variété de plages, il a quand même fallu qu’on se fasse notre propre idée et trouver notre préférée… Vaste tâche. Alors évidemment on recommande comme tout habitant de Sydney la superbe marche de la mythique Bondi beach jusqu’à Cogee, où l’on peut découvrir une succession de magnifiques criques, tantôt pour le surf, tantôt pour le snorkeling ou la baignade familiale, et pour les plus inquiets de l’atmosphère « requinquante », on trouve aussi des piscines naturelles pour aller faire quelques longueurs ! On a trouvé une vraie ressemblance avec le Pays Basque avec des eaux plus transparentes et un littoral peut-être encore plus époustouflant. Niveau température, il a beau faire chaud, voire très chaud, l’eau reste à une température tendance « atlantique » elle aussi. Mais on a fait comme tous les Australiens, on y est entré sans sourciller. Et là, on regrette un peu les Philippines quand même et ses eaux à 30°C !  Entre les joggeurs du littoral, les surfeurs, les nageurs, les marcheurs et toutes les activités de bord de mer, on a vraiment oublié le pourcentage d’australiens en surpoids, et on a juste rêvé nous aussi de notre petite session surf à la sortie du boulot. Ah oui, on a oublié, ils finissent à 18h max en Australie, comme ça ils ont le temps pour leurs activités…

Pour finir notre séjour à Sydney, on a également découvert la baie de Lapérouse (ne cherchez pas de contrepèterie), où Lapérouse est arrivé quelques jours avant le Capitaine Cook. Mais contrairement à Cook, il a continué sa navigation plus loin. Alors certes, la France a ainsi eu la main mise sur quelques îles du Pacifique, mais elle est tout de même passée à côté de l’Australie. Comme quoi, parfois, ça se joue vraiment à rien. Cette baie est plutôt réservée au port de commerce, ce qui évite que la sublime baie de Sydney soit perturbée par les porte-containers, mais on y trouve de très jolies plages où snorkeling et paddle se côtoient, et pour notre part, nous avons ce jour-là opté pour un petit bain dans la charmante Little Bay. A chaque jour sa plage. On finirait presque par s’habituer.

· BLUE MOUNTAINS :  A LA DECOUVERTE DU BUSH

Il est impossible d’aller en Australie, sans entendre parler du bush. Pas George, non, ni lui, ni son père d’ailleurs. Le bush ne se traduit pas, car le bush est un concept australien : cela correspond à la brousse australienne, à cet enchevêtrement de végétation à perte de vue, à ce monde sauvage et odorant qui vous attend dès que l’on sort un tout petit peu de l’urbanisation. Et vu la taille de l’Australie, environ 14 fois la superficie de la France, et le petit nombre d’agglomérations parsemées sur le littoral (en gros Sydney, Melbourne, Adelaide, Brisbane, Perth, Cairns, et Darwin si on pousse vraiment), on est vite dans le bush.

Le bushwalking ou marche dans le bush fait donc partie intégrante de l’expérience australienne. Et à Sydney, on pratique beaucoup le bushwalking dans les Blue Mountains. En 1h30 de train, on peut s’arrêter dans une petite bourgade pimpante qui oscille entre la Suisse et Disneyland, et entrer sans même s’en rendre compte dans les Blue Mountains. 30 minutes de marche sur un petit sentier tendance méditerranéenne, et l’on débouche sur un paysage grandiose et complètement inattendu pour nous : des falaises aux différentes tonalités ocres qui surplombent des forêts bleues d’Eucalyptus notamment, et l’on saisit brutalement le titre de Blue Mountains, et surtout l’on mesure l’immensité, plus une trace de l’homme à perte de vue.

On a eu la chance qu’un local nous conseille ce treck des Wentworth Falls, où l’on pensait voir encore quelques gentilles chutes, et l’on s’est retrouvé dans ce site fantastique dans les odeurs d’eucalyptus, les panoramas plus sublimes les uns que les autres, et un vertigineux sentier « the National Pass », creusé dans les falaises par 4 irlandais dont leur leader avait une vision : amener le tourisme dans les Blue Mountains. Ils ont mis 2 ans pour creuser ce sentier dans les roches, qui s’insère ainsi parfaitement dans le paysage. Et on les remercie pour cette folle entreprise !

Petite halte après nos 5 heures de marche aux « Three Sisters », les pics les plus photographiés des Blue Mountains, car les plus accessibles en véhicule motorisé. Alors bien sûr c’est magnifique, et on s’amuse toujours de retrouver tous nos amis coréens, mais pour notre part, on recommanderait à tout amateur de rando de faire la boucle des Wentworth Falls. It’s worth it !

8 réflexions sur “Sydney et les blue mountains

  1. jmpouard

    Comme nous aimerions randonner dans le bush, dommage que ce soit un peu loin mais qui sait… la distance n’arrête pas le pèlerin !!! Annie et Jean-Mi

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  2. Vous voici donc levés, jusqu’à maintenant vous étiez asie, asie, assie, une lettre de mieux et « u » vous voilà aussie.
    J’aime vous lire en train de décrire un pays tout aussi impactant par ses sites que par ses hommes, ne seriez vous pas en pleine découverte d’esprits jeunes avec une foultitude de gènes d’aventuriers, d’hommes et de femmes qui font dans un pays entreprenant aux horizons infinis. La vieille Europe et ses réflexes de recroquevillements n’est plus un monde d’ouverture, c’est un monde de trahisons, d’hypocrisie, de vie parasite sur ceux qui encore continuent à faire, l’Amérique est en plein recul dans un étonnant mélange des genres avec un businessman s’essayant à la politique, il n’a pas compris la structure du cerveau d’un politique n’est pas celle d’un entrepreneur, ce dernier imagine, crée tandis que l’autre « pompe », copie, plagie ne comprend que peu mais raisonne sur tout…
    Belle perspective pour vous que l’Australie, un pays où tout reste « simplement » possible et pas de souci, on n’y est jamais allé mais on viendra, au moment ou on a découvert qu’une vie « comme sur terre » existait sur trois planètes à 40 années lumière de notre terre, on va pas se laisser arrêter par 20 heures d’avion,….
    Lire que vous avez retrouvé le Pays Basque, que les défauts sont la cherté de vie et quelques requins, même si l’eau est de température océanique, c’est l’envie d’y être qui monte, il y a des indices qui sont infaillibles, pour un « tourmondiste » le risque majeur est de trouver ailleurs qu’en son lieu d’origine les gènes de ses ancêtres aventuriers et de toutes façons il a le rugby, un liant dont le Sud Ouest connaît la force tranquille.
    Alors mettez vous en perspective, lâchez vous, ce que vous faites est unique et jamais vous ne pourrez plus juguler votre élan vers un vrai monde nouveau fait par ceux qui n’ont pas peur ni de réussir, ni de dépasser leurs rêves.
    Profitez, profitez et grosses bises « l’affection n’est jamais en surpoids ».

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