Etre une femme en Inde

Nous avions eu de nombreux échanges sur l’Inde, et nous pensions que ce pays allait nous toucher, nous émouvoir, et peut-être nous énerver. Nous nous étions préparés psychologiquement à la pauvreté, à la saleté, au choc culturel, mais nous n’avions pas vraiment réalisé comment cela se passait pour les femmes en Inde.

J’écris donc cet article en mon nom, en tant que femme, et pour partager mon vécu de l’Inde en tant que femme. Je tiens à préciser que je voyageais en couple, ce qui est, tout de même, très différent d’un voyage en tant que femme seule.

Mon premier regard de femmes s’est porté sans surprise sur les vêtements. A la fois parce que j’aime pouvoir me fondre dans la masse quand nous voyageons, éviter les faux-pas (on ne montre pas ses épaules, ni ses jambes en Inde), mais aussi par curiosité féminine, et pour préparer au mieux un shopping potentiel.

J’ai donc observé encore et encore trois tenues majeures, toutes plus colorées les unes que les autres, ce qui est le seul moyen de se différencier vu que les coupes sont toutes les mêmes. Après six semaines d’observation, je peux donc conclure qu’il y a soit la kurta-pyjama (tunique portée avec un pantalon ample) ou kurta-legging (version moderne de la kurta pyjama : tunique plus longue en général portée sur un legging), le salwar kameez (ensemble traditionnel tunique-pantalon, étole), et bien sûr le sari.

Le sari, tenue traditionnelle des femmes, est loin d’avoir disparu. Et c’est même surprenant de voir à quel point dans un pays qui bouge autant, cette tenue traditionnelle est encore bien présente et largement usitée, notamment au Rajasthan. Le sari se porte au-dessus d’un jupon et d’une brassière. Cela va, en effet, du simple sari en fibre synthétique, élimé par les années, les lavages successifs, et le séchage au soleil, au magnifique sari en soie, brodé de perles. Le sari de 9 yards n’est porté que par les femmes mariées. De même, le niveau du ventre où passe le tissu, change, si c’est une jeune fille, une femme enceinte, une mère ou une veuve.

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J’ai été fascinée par ces femmes en sari, aux couleurs plus belles et chatoyantes les unes que les autres. J’ai observé les multitudes de sari, en terme de couleurs, de tissus, mais aussi de manière de le porter. Même si cela passe pour une tenue portée par toutes, on se rend compte au fil des défilés que le tissu et la technique de drapé (au moins 80 techniques) en disent long sur le niveau social de la femme qui le porte, sur sa région d’origine, sa caste, sa religion et pour les plus aguerris sur ses activités.

Il est donc évident qu’une blonde aux yeux bleus en pantalon et tee-shirt attire fortement les regards. Sans compter que les femmes notamment au Rajasthan portent la plupart du temps un voile pour masquer leurs cheveux, ou plus simplement un pan de leur sari sur la tête. Cela nous a souvent amusés de voir ainsi des femmes affichant sans complexe leur ventre peu caché par le sari, mais avec la tête couverte. La pudeur est donc bien une notion culturelle et ne se place pas toujours sur les mêmes parties du corps.

Nous avions déjà été dans des pays où j’avais l’habitude de faire attention à mes tenues, mais ce qui m’a marqué en Inde, c’est le regard des hommes posés sur moi. Et parfois même des femmes. Je vous rassure, mes tenues étaient tout à fait adaptées au contexte local. Je ne me suis, certes, pas couvert la tête, mais j’ai porté des vêtements amples, qui cachaient mes épaules, mon décolleté et mes jambes. Et pour autant, toujours ce regard. Un regard noir, fixe, scrutateur… un regard qui déshabille.

J’ai eu envie de comprendre… Un regard posé sur moi? sur la femme en général? sur l’étrangère? Quelle vision de la femme en Inde?

Tout d’abord dans la culture indienne, les filles sont souvent considérées comme un fardeau, en raison du coût de la dot lors de leur mariage, mais aussi parce qu’une fois mariées elles partiront vivre chez leurs beaux-parents, dont elles devront s’occuper. Nous avons vu le sourire des parents nous annonçant qu’ils avaient eu un garçon, ou plusieurs garçons… Dans ce pays où les personnes âgées n’ont pas vraiment de retraites, avoir un ou plusieurs garçons donne de plus grandes chances de vieillir sereinement et d’être pris en charge par les enfants. Bien sûr, cela semble plus vrai dans les classes modestes, mais l’avortement « ciblé » est une réalité en Inde.

Dans ce contexte, on attend plutôt d’une épouse qu’elle s’occupe avant tout de son intérieur et de la famille, ou du moins qu’elle ne soit pas plus éduquée que son mari… Mais la beauté de l’Inde réside aussi dans ses contrastes : le Kerala fut le 1er Etat à s’affranchir des normes sociales en recrutant des femmes dans la police dès 1938 ; la fille du 1er Premier Ministre de l’Inde indépendante, Indira Gandhi devint Premier Ministre en 1966 ; Pratibha Patil fut la 1ère femme à prêter serment en qualité de présidente de l’Inde en 2007, après avoir été la 1ère femme gouverneur du Rajasthan. D’un point de vue politique et féminin, l’Inde n’a donc rien à envier à la France.

Concernant les mariages cependant, je reste surprise par le poids des traditions. Les mariages arrangés sont toujours d’actualité. Quelques jeunes hommes éduqués avec lesquels nous avons eu l’occasion de discuter montrent parfois un soupçon de désaccord avec ces traditions pesantes et contraignantes et se plaignent de la pression que cela génère car la réputation en Inde n’est pas un sujet de plaisanterie. Pour autant, tous semblent se plier à ces traditions, et même de jeunes indiens qui ont fait leurs études à l’étranger et ont trouvé un travail, rentrent en Inde pour se marier selon les us et coutumes.

Autant dire qu’avec toute cette pression du mariage, pas question de divorcer. Même si la Constitution permet le remariage des veuves et des divorcées, en réalité les femmes n’osent pas forcément divorcer de peur d’être rejetées par la société. Ainsi le taux de divorces en Inde reste parmi les plus bas du monde : 1 ,1% en 2011. Non pas que les Indiens aient trouvé la recette ultime du mariage heureux. Bien sûr de nombreux mariages doivent l’être, mais le niveau de violence domestique est tout de même affligent.

En octobre 2006, le Parlement indien a adopté une loi historique accordant des droits et une protection aux femmes souffrant de violences domestiques : jusque-là les femmes pouvaient porter plainte, mais n’avaient pas forcément droit à une pension ou à une partie des biens du foyer. Avec cette nouvelle loi, toute forme d’abus physique, sexuel (y compris le viol conjugal), psychologique et économique constitue non seulement une forme de violence domestique, mais aussi une atteinte aux droits de l’homme. Les coupables sont passibles de peines d’emprisonnement et d’amendes. Dans les faits, beaucoup de femmes, surtout dans les campagnes, répugnent à faire jouer cette loi, par crainte d’être mise au ban de la société. Les spécialistes des droits de l’Homme affirment que beaucoup d’agressions sexuelles ne font l’objet d’aucune plainte, principalement à cause de pressions familiale et/ou de la honte ressentie, surtout quand l’auteur provient de l’entourage proche. De plus, le taux de condamnation autour de 25% en 2011 demeure assez faible, et tend à conforter les femmes dans leur crainte que la loi ne soit appliquée.

Dès que l’on échange avec des voyageurs étrangers, revient cette histoire terrifiante de cette étudiante de 23 ans, morte des suites d’un viol collectif en décembre 2012, alors qu’elle sortait du cinéma avec son petit ami. Autant dire que cela met dans l’ambiance. Cette histoire a été fortement médiatisée et aurait fait bouger les pouvoirs publics. Cela reste encore à confirmer.

Je me suis souvent demandée au cours du voyage si c’était mes propres filtres qui me laissaient percevoir ce regard « particulier », et j’ai demandé à plusieurs voyageuses comment elles vivaient l’Inde. Je reste avec des interrogations, mais mon expérience du Rajasthan a été un manque de liberté, une vigilance constante et un sentiment d’insécurité que j’ai rarement ressenti en Asie. Ayant voyagé seule en Amérique du Sud et en Asie du Sud-Est, je ne pense pas que j’en aurais été capable au Rajasthan.

J’ai cherché de la complicité auprès des femmes indiennes, j’ai eu envie de savoir ou au moins de percevoir ce qu’elles vivaient. J’ai eu droit à quelques sourires timides, curieux et parfois sûrement dévoilant un soupçon d’envie. Dans ce Rajasthan parfois stricte comme nous l’ont appris d’autres indiennes, il n’a pas été simple de tisser des liens, de poser des questions, et de mieux comprendre. Jusqu’à notre rencontre avec Meenu.

Meenu vit au Rajastan, est mariée, et a deux enfants (un garçon et une fille). Elle est chef d’un restaurant le Queen Café. Cela en dit déjà long sur le personnage. Elle règne effectivement, telle une « Queen » sur sa cuisine mais aussi sur sa famille. Cette femme au caractère bien trempé n’a pas les deux pieds dans le même soulier. Très maligne, elle a pris des cours pour maitriser l’anglais et pouvoir ensuite donner des cours de cuisine en hindi ou en anglais donc, qu’elle dispense dans la cuisine de sa propre maison, au milieu de sa vie familiale. Elle a aussi créé un circuit touristique au cœur d’Udaipur pour sortir des sentiers battus, et comprendre plus profondément la culture indienne. Elle a plein d’idées pour développer son business et gagner un peu d’argent. Son mari charmant et attentif l’encourage et parfois subit son flot incessant d’idées. Femme de caractère, elle a d’abord vécu comme toute indienne mariée, dans sa belle-famille, avant de convaincre son mari que cela ne pouvait pas durer et qu’ils devaient reprendre leur indépendance et revenir vivre à Udaipur. Nous nous sommes régalés avec Meenu, autant avec nos papilles, qu’avec nos yeux et nos oreilles. Elle a partagé sa vie de femme, d’épouse, de mère, de belle-fille, et de fille, de manière franche, authentique, avec beaucoup d’humour et parfois de la colère. La fameuse belle-mère étant là lors de notre passage, nous avons pu assister au défilé incessant dans la cuisine, avec des demandes toutes les heures (un thé, un gâteau, un repas, un autre plat, la récitation de la prière, envie de sortir, besoin de faire sa toilette…), sans aucune gentillesse, ni aucun respect pour le travail qu’elle était en train d’effectuer avec nous, ses clients ! Un vrai moment de vie avec cette femme épicée !

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J’ai retrouvé de l’espoir avec Meenu. Je me suis dit qu’il y avait des femmes qui se battaient, qui avaient des idées, et qui étaient prêtes à affronter certaines conventions. Et puis il y a eu Iris.

Iris, c’est tout un personnage. Elle a été notre hôte lors de nos trois derniers jours en Inde. Iris est née dans une famille chrétienne, au sein d’une fratrie de 12 enfants. Nous expliquant qu’avoir beaucoup d’enfants à l’époque permettait aux parents de familles modestes de s’assurer une prise en charge des vieux jours, mais que cela entrainait aussi une éducation très limitée pour les enfants car les parents n’avaient pas assez d’argent pour financer l’éducation pour tous. Iris n’était pas issue de ce type de famille. Ses parents avaient 12 enfants, mais les ont tous scolarisés. Iris a pu faire des études d’institutrice et a commencé ainsi sa vie professionnelle dans une école publique. Elle s’est battue pour obtenir cette place car, en tant que chrétienne, elle ne fait pas partie d’aucune caste, et ces places de fonctionnaires étaient bien souvent réservées aux hindouistes et à certaines castes. Elle est partie du Kerala pour Bombay avec son mari. Elle avait envie d’évoluer et de progresser. Mais en tant que chrétienne, c’était compliqué malgré ses excellentes évaluations. Elle s’est dit qu’elle devait reprendre ses études, aller plus loin. Comme elle le dit elle-même, son mari a accepté ! Elle a repris ses études et a pu évoluer, puis aller dans des écoles privées dont le niveau est meilleur, et elle a fini sa carrière comme directrice d’école. Enfin finir sa carrière est un concept inexistant en Inde. Les pensions du gouvernement restent très limitées. Dans son cas, on se parle de 25 euros par mois, et 4 euros pour les frais de santé… On comprend mieux pourquoi il est tellement important que les enfants puissent prendre en charge les parents.

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Mais Iris ne le voyait pas ainsi. Elle ne voulait pas être un fardeau pour ses enfants. Elle a d’abord écrit pour des magazines sur les relations parents-enfants, sur l’éducation, sur l’apprentissage. Elle a acheté une petite maison modeste au bord de la plage à Cherai Beach, dans son Kerala natal car le bruit des vagues l’inspirait pour écrire. Mais l’écriture ne rapportait rien. Elle a donc décidé à 70 ans de transformer son modeste pavillon en chambre d’hôtes. Et comme elle le dit si bien, elle a appris ce nouveau métier à 70 ans. Elle a été une hôtesse exceptionnelle. Nous avons adoré nos discussions à bâton rompu avec elle le matin, autour de notre petit-déjeuner. Elle nous a raconté son histoire, son Kerala, son Inde, sa vision du monde, ses valeurs, ses principes. Iris fait aujourd’hui travailler trois personnes et cela fait sa fierté. A ceux qui s’étonnent qu’elle embauche un vieil homme comme veilleur de nuit, elle leur répond juste qu’elle a elle-même 78 ans. Elle considère que l’on peut apprendre à tout âge et de tout le monde. Qu’elle peut apprendre des choses à sa femme de ménage, comme elle peut apprendre d’elle en retour. Elle est à la fois pleine d’humilité, de sagesse, et doté d’un sacré caractère. Elle refuse de rentrer dans les combines indiennes : verser des commissions à des rabatteurs, ou recevoir des commissions de restaurants qu’elle recommanderait. Elle travaille avec quelques chauffeurs de rickshaws : « s’ils travaillent bien, on les paye et c’est tout, je ne leur demande pas de commissions ! De même, ils savent que je ne donne pas de commissions ». Aux restaurateurs qui veulent lui verser des commissions moyennant recommandations, elle leur demande d’offrir plutôt une réduction à ses hôtes. Elle s’amuse de s’être fait escroquée au début de sa nouvelle carrière d’hôtesse : « un chauffeur de rickshaw m’avait amené un client pour six nuits et m’a demandé 50% de la première nuit. Je lui ai donné. Et le lendemain, le client est parti. Il n’avait jamais parlé de 6 nuits au chauffeur… A partir de ce jour-là, j’ai décidé que je ne donnerai aucune commission à aucun chauffeur de rickshaw ».

Iris nous a choyés et chouchoutés, avec ses petit-déjeuner indiens délicieux, comme une vraie grand-mère veillant sur nous et sur notre santé : pas trop de chili, des fruits frais, et des recettes ayurvédiques. Elle nous a conseillé certains restaurants, nous a fait des recommandations, s’est assurée que nous dormions parfaitement et que nous avions tout ce qu’il nous fallait. Elle a demandé au chauffeur de rickshaw qui nous emmenait à l’aéroport de l’appeler pour s’assurer qu’il nous avait menés à bon port. Elle en a profité pour nous souhaiter un bon voyage et une bonne continuation. Cette grande dame nous a émus et nous a dévoilé une autre facette de la femme indienne. Merci Iris !

Je ne me permettrai pas de tirer de conclusions sur la condition féminine en Inde. J’ai vu trop peu de l’Inde, et y ai vécu trop peu de temps. Je ne peux que témoigner de mon ressenti qui a fortement évolué entre l’Inde du Nord « scrutatrice » et l’Inde du Sud « plus ouverte ». D’un regard pesant à un regard plus chaleureux, parfois curieux mais où je ne lisais pas d’intrusion. Je ne saurai dire si c’est le regard des indiens qui est différent entre le Nord et le Sud, ou si c’est mon propre regard sur les indiens qui a évolué au fil de ces jours passés parmi eux… Je reste avec des questions donc, mais pleine d’espoir pour les générations futures grâce à des femmes comme Meenu ou Iris. Le combat pour les femmes que menait déjà Gandhi au début du XXème siècle est loin d’être fini ! Courage les filles !

11 réflexions sur “Etre une femme en Inde

  1. Nacer

    Bonjour Charlotte et mat
    Plus libres et plus actives que dans le passé, les femmes tentent de surmonter les obstacles qui se dressent à chaque étape de leur vie. Très doucement la société évolue, mais il reste difficile aujourd’hui à une femme, de vivre seul et de façon indépendante. Malheureusement les cris d’indignation poussés par ce viol risquent bien de se perdre dans les méandres de la politique une fois l’émotion retombée. merci charlotte pour ce témoignage et bon vent de douceur dans votre voyage à vous deux

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  2. Lucrezia

    Charlotte , une lecture très intéressant qui m’a permis de de mieux comprendere la condition des femmes en Inde et d’aprecier ton résumé très émouvant. Merci pour tout ça ! J’ai hâte de lire la suite des autres pays!!

    Aimé par 1 personne

  3. Amandine hersant

    Merci pour ton regard Charlotte, et merci de si bien le partager. C’est vrai que c’est énigmatique et combien perturbant cette position des femmes en Inde, entre ces grandes dames de la politique et la réalité des foyers…

    Aimé par 1 personne

  4. Bel article sur la condition des femmes indiennes. A propos du regard des Indiens, il n’est pas seulement dû au fait que tu sois une femme (même si ça joue). Les Indiens sont simplement curieux de ce que nous faisons, de ce que nous sommes. Dès qu’on parle un peu d’Hindi, les questions fusent parfois pendant des heures !
    La condition des femmes changent en fonction des régions, des castes, des religions… Certaines commandent à la maison (comme chez les Khasis du Meghlaya) quand d’autres sont vendues et réduites à un état de quasi esclavage (voir les Paros de l’Haryana par exemple). Certaines femmes se retrouvent avec plusieurs époux (dans les régions de culture tibétaine on en trouve encore, mais aussi, pour d’autres raisons, dans certains coins du Penjab par exemple). Bref, difficile de donner des généralités sur ce pays-continent !
    En tant que femme, tu as accès à une partie de la culture indienne à laquelle il m’est difficile d’accéder. C’est bien d’en avoir profité 😊

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    1. Merci pour ce commentaire avec un joli éclairage. Je partage qu’il n’est absolument pas opportun de généraliser dans un pays aussi grand et varié. Mat a complètement ressenti le regard curieux posé sur lui également et nous avons eu en effet quelques belles opportunités d’échange. C’est un pays qu’il faut du temps pour apprivoiser et pour comprendre et qui ne peut pas laisser indifférent.

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  5. Montréjaud-Vignoles Mireille

    Piana est passé sur le clavier! Je ne sais donc pas si mon commentaire est parti…Quelle bonne idée, cet article…C’est toujours émouvant d’avoir un aperçu de la condition féminine dans un autre pays! On se sent reliées! Bises

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