Tranches de vie – Tibet

Nous avons fait le choix de ne pas trop épiloguer sur nos découvertes tibétaines, nous livrerons donc seulement quelques observations non subversives, et pour commencer car une fois n’est pas coutume, nous souhaitions faire une mention spéciale au super groupe avec lequel nous avons voyagé.

·      UN GROUPE MULTICULTUREL DE CHOC

La richesse du voyage est surtout faite de rencontres. On pense, en général, à la population locale, mais il y a aussi les magnifiques rencontres avec les autres voyageurs. Nous avons été ravis de partager cette semaine tibétaine avec des gens extra : les trois espagnols (José, Maria, et Bea), les deux hollandaises (Helen et Loes), l’israelien (Yoram), et le sud-africain (Marc). C’est rare de trouver au sein d’un groupe aussi varié une même manière d’envisager le voyage, une même envie de partager et de comprendre la culture locale. De magnifiques moments. Thank you guys, we had such a great time with you !

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·      L’AVENIR DE l’IDENTITE TIBETAINE ?

Sur un tout autre registre, de plus en plus de jeunes n’ont même pas connu la fuite du Dalaï-Lama qui date tout de même de 1959, et vivent donc sans leurs chefs spirituels depuis leur naissance. Leur foi et leur pratique restent intenses et profondément ancrés, mais on sent une déperdition dans les enseignements, et la connaissance plus en profondeur du bouddhisme. Il faut savoir que le mandarin est actuellement la seule langue autorisée pour les études. La langue tibétaine se perdrait donc petit à petit, or la langue ne fait-elle pas partie intégrante de l’identité culturelle ? Cela fait partie des nombreuses questions que nous nous posons…

·   COURRIR PLUS VITE QU’UN TIBETAIN A PLUS DE 4000m ?

De manière plus légère, nous avons bien sûr été un peu envieux de l’aisance des tibétains lorsqu’ils sillonnent leurs hauts-plateaux. Mais là, on sait désormais que l’on ne peut pas rivaliser, et qu’outre des questions d’entrainement, l’on a une vraie excuse génétique.

De récentes recherches sur l’ADN ont effectivement prouvé que les Tibétains étaient génétiquement adaptés à vivre en haute altitude. Il a fallu 3000 ans pour que leurs gènes évoluent, ce qui représente le changement génétique le plus rapide jamais observé chez l’homme.

·      IL FAUT TIRER LA LANGUE

Des tibétains peuvent parfois tirer la langue quand ils rencontrent de nouvelles personnes, comme de naïfs français. Ceci n’est pas une grimace, ni un signe d’hostilité, mais simplement une manière de montrer que l’on n’est pas un démon, puisqu’il est bien connu que les démons ont la langue verte, même lorsqu’ils prennent une forme humaine.

·      UNE PETITE ENVIE DE BEURRE DE YAK

Le beurre de yak est surement l’élément le plus incontournable au Tibet. Il est à la fois largement utilisé dans la nourriture (voir Minute Culinaire), mais également un élément clé des rites tibétains : lampes au beurre de yak, offrandes en forme de gâteau au beurre de yak, thé au beurre de yak pour les moines… Les échoppes devant les temples sont donc souvent remplies de beurre de yak sous différentes formes, et différents conditionnements. Les pèlerins viennent ainsi avec leur propre thermos remplie de beurre de yak fondu (fait maison ou acheté au marché), et emplissent les différentes lampes à beurre des temples visités. Chaque temple a aussi des thermos à disposition qui peuvent être utilisées pour les offrandes, moyennant une contribution symbolique.

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