Xi’an et l’armée de terre cuite

Après nos trois journées à Pingyao (dont une pas vraiment prévue, mais Charlotte de son optimisme criant n’avait pas encore intégré qu’il fallait anticiper les billets de train en Chine), nous avons mis le cap sur Xi’an, après 3 petites heures de train express, qui n’a rien à envier à nos TGV (beaucoup plus de place pour les jambes qu’avec la SNCF !)

Xi’an a un passé légendaire, étant anciennement un point de départ de la route de la Soie.

·      DECOUVERTE DE L’ANCIENNE VILLE

Une première journée, comme nous les aimons, pour prendre le temps de découvrir la ville et son ambiance. Nous nous sommes promenés au cœur de l’ancienne ville. Le charme et l’authenticité de Pingyao ne sont pas vraiment au rendez-vous à Xi’an, où seuls les remparts de l’époque Ming (1370) et les tours du tambour et de la cloche nous rappellent que nous sommes au sein de l’ancienne cité. Le reste de la ville n’a pas vraiment survécu aux plans de révision soviétiques, ni à l’arrivée des immeubles modernes et des centres commerciaux.

Seul le quartier musulman, tout à fait insolite, garde un air d’authenticité. Depuis des siècles, ce quartier est habité par des Hui (Chinois musulmans), et l’on y croise donc des chinois avec des calottes blanches et des femmes coiffées de foulards colorés. On y trouve des commerces en tout genre avec des spécialités culinaires toutes plus étonnantes les unes que les autres, et que vous pourrez retrouver dans notre Minute Culinaire chinoise. Nous en avons profité pour y visiter la Grande Mosquée, qui a été fondée au VIIIème siècle.

Comme souvent nous avons été rattrapés par nos a priori : nous nous attendions à une mosquée telle que nous avons déjà visitée en Turquie ou au Maroc, mais nous avions oublié l’influence chinoise, et nous nous sommes donc retrouvés face à l’une des plus grandes mosquées du pays, avec un subtil mélange entre style chinois et musulman. Imaginez un plan de construction avec cinq cours successives comme tous les temples chinois, un mur aux esprits à l’entrée pour arrêter les démons, les jardins avec rocailles, pagodes, et arches, puis un bâtiment final qui est une salle de prière telle que nous pouvons les imaginer dans une mosquée (grand espace pour plus de 1000 fidèles, tapis au sol…), et le minaret au centre du complexe, mais qui ressemble finalement plutôt à une pagode. Un incroyable mélange qui nous a ravi !

·      L’ARMEE DES SOLDATS EN TERRE CUITE

Nous n’avions pas du tout préparé notre périple en Chine, mais malgré notre inculture chinoise, c’est sûrement l’un des seuls sites dont nous avions largement entendu parler, et que nous souhaitions absolument aller voir.

Et là, aucune déception, le site vaut vraiment le détour ! Pas surprenant qu’il soit considéré comme la 8ème merveille du monde. On a du mal à imaginer que si des paysans du coin n’avaient pas creusé un puits dans les environs en 1974, ces statues qui attendaient bien sagement qu’on les découvre depuis plus de 2000 ans patienteraient encore tranquillement.

Une fois de plus, on s’est demandé ce qui était passé par la tête de l’empereur Qin Shi Huang (1er unificateur de la Chine) de réaliser un tel ouvrage pour l’enterrer ensuite. Les hypothèses restent aujourd’hui sans réponse à ce sujet : l’empereur souhaitait peut-être se protéger des esprits vengeurs dans l’au-delà ou plus probablement il espérait continuer à régner dans le monde des morts. Toutefois, quand on sait que ce même empereur est à l’origine de la Grande Muraille, on ne s’étonne plus tout à fait de cette démesure.

Le site est effectivement immense. On y trouve 3 emplacements différents, représentant 3 corps de ses armées et qui correspondaient certainement à ses tactiques de guerre : L’état-major d’un côté, les archers et la cavalerie d’un autre et enfin, sur l’emplacement principal, l’infanterie précédée d’archers et d’arbalétriers. Soit au total près de 7500 statues en terre cuite.

Outre la quantité de statues, ce qui nous a le plus marqué, c’est la minutie de l’ouvrage : visages, coiffures, armures, lacets, armes, chaussures et même corpulence ; tous sont uniques. A se demander si chacun des soldats de son armée est venu poser ?

9 réflexions sur “Xi’an et l’armée de terre cuite

    1. C’est impressionnant. N’hésitez pas si vous voulez des infos mais finalement nous avons fait un itinéraire un peu atypique en Chine. En tout cas, c’est un pays qui nous a donné envie de revenir. Bonne découverte.

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