Mongolie – Sud

Ce que nous retenons du sud de la Mongolie, c’est surtout la sècheresse en comparaison avec le côté fertile du nord et une variété de paysages tous plus époustouflants les uns que les autres et des nomades qui vivent avec encore beaucoup moins que les nomades du Nord, mais chez qui l’hospitalité tant vantée prend tout son sens.

Les contrastes du Gobi sont impressionnants, des grandes plaines totalement arides ou seules quelques touffes herbeuses subsistent et avec à l’horizon seulement les mirages qui se reflètent avec la chaleur, en passant par les montagnes rocheuses juste avant le désert de sable où quelques oasis ponctuent de verdure éclatante la rocaille et la langue de sable du Gobi.

 

  • Les falaises de Bayanzag (falaises de feu)

Les falaises de Bayanzag nous ont fait croire que nous nous trouvions dans l’ouest américain avec des canyons totalement arides qui nous rappellent à ce moment que nous sommes sur un altiplano car décroché de quelques centaines de mètres du reste de la plaine. C’est à cet endroit, protégé par les aléas climatiques et de l’Homme que de nombreux fossiles de dinosaures, dont des œufs quasi intacts de ptérodactyles ont été découverts et même paraîtrait-il 2 dinosaures en plein combat qui auraient été pris dans un éboulement de terrain (pour le vérifier, il faut aller en Russie où lesdits dinosaures sont présentés au public dans un musée). C’est aussi l’une des pires nuits en camping que nous ayons passées car une petite tempête de sable a soufflé pendant la nuit, empêchant la plupart de fermer l’œil (même Charlotte a cédé aux boules Quiès), mais surtout obligeant le rangement de la tente messe en pleine nuit et à chaque tente de se réveiller avec une pellicule de sable portée par le vent à travers les ouvertures des tentes, bref toute une expérience !

 

  • Les dunes de Khongor

A quelques centaines de kilomètres des falaises de Bayanzag, nous avons été hébergés dans une famille nomade du Gobi, éleveurs de chameaux et c’est dans cet endroit improbable où se réunissent la rocaille, les dunes de sable du Gobi et quelques oasis, que nous avons passés 2 jours, rythmés par découvertes et activités du crû !

En effet, à peine arrivés, nous avons pu goûter à l’authentique hospitalité mongole, où le patriarche est venu saluer chacun d’entre nous avant de nous faire déguster le fameux thé au lait salé accompagné de petits cubes de fromage de chamelle (secs mais tellement goûtus), moment inoubliable !

Le soir de notre arrivée, nous sommes allés à une vingtaine de kilomètre du campement de yourtes des nomades, c’est-à-dire au pied des dunes de sable. Cette langue de sable, coincée entre les vallées désertiques du Gobi et les chaînes du Gobi-Altaï, s’étend sur plus de 180km de longueur sur 20km de largeur et dont la plus haute dune culmine à 320m de hauteur. Nous avons entrepris l’ascension de l’une des majeures (>250m). Il faut imaginer une escalade plutôt qu’une ascension, car c’est une pente par endroit à + de 60%, mais qui nous a offert à son sommet le réconfort d’une vue imprenable sur les environs et une descente forte en émotions à dévaler ses pentes « à la ramasse » à toute allure ! Certaines d’entre-elles nous ont permis d’écouter « les dunes chantantes », bruit que font les grains de sable lorsque l’on marche sur l’arrête et qu’une partie de celle-ci s’affaisse.

Dès le lendemain matin, après les épisodes de cheval au Nord, nous avons réitérés, mais cette fois-ci à dos de chameau, (mythique animal à deux bosses, emblématique du désert, qui peut ne pas boire pendant une semaine et jeûner pendant quasiment un mois !) 4h aller-retour avec l’appréhension de l’allée (eh oui, cet animal au galop peut atteindre pus de 70km/h) qui a laissé place au retour à quelques trots d’anthologie dont certains fessiers se sont rappelés longtemps.

 

  • Canyons de Dungdene et de Yoliim Am

Ces 2 canyons, sortis de nulle part car traversés l’un et l’autre par un court d’eau et fabuleusement escarpés permettent une observation de nombreuses espèces d’oiseaux et de rongeurs tels les vautours, gypaètes barbus, aigles pêcheurs et autres gerboises ! Le second canyon est d’ailleurs connu pour avoir du soleil un seul mois dans l’année tellement il est escarpé, c’est-à-dire au ois d’août et avoir des neiges éternelles au fond, mais comme nous étions en août et l’été 2016 particulièrement chaud, celle-ci était fondue à notre arrivée.

Les dernières soirées ont été rythmées par la belote mongole, jeu que nous avons réussi à apprendre avec notre cuisinière et l’un des chauffeurs, malgré la barrière de la langue, qui est une sorte de mélange entre la belote française et le « trou duc » version améliorée et comme vous connaissez notre côté joueur, nous sommes devenus fans très rapidement !

 

Vous pouvez poursuivre votre lecture avec les Temples & Monuments, la Faune & la Flore ou la Minute Culinaire.

7 réflexions sur “Mongolie – Sud

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