Danshig Naadam

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Complètement par hasard, nous sommes tombés, dans une revue locale où nous cherchions un plan de la ville, sur un article qui parlait de la fête du Naadam. Ce grand regroupement, qui existe sous de nombreux formats (par village ou ville, par région ou encore le grand Naadam national) est une grande fête chère aux Mongols où les locaux se retrouvent en famille et en tenue d’apparat pour assister à des combats acharnés, des courses de chevaux et des concours d’archers. Le mot Naadam signifie « jeux ».

C’est aussi l’occasion de se retrouver en famille, de s’amuser, de partager des khuushuur (prononcé Rroorchour, sorte de gros chaussons frits au mouton) et quelques bouteilles de vodka et de lait de jument fermenté. Les Mongols s’y promènent à pied ou à cheval, ce qui nous a semblé vraiment insolite.

Les courses à cheval sont effectuées par 300 enfants (entre 7 et 12 ans) qui montent à cru pour une course effrénée sur 15 à 28 km où certains chevaux s’effondrent d’épuisement après la ligne d’arrivée. Nous avons assisté uniquement à la remise des prix.

Les combats de lutte Mongole (bokh) se déroulent en éliminatoire (pour les plus grands, jusqu’à 500 participants) et il ne doit en rester qu’un. Nous avons pour notre part assisté uniquement à la lutte, le Naadam ayant lieu sur plusieurs jours, les autres activités étant programmées à un autre moment.

La lutte est très importante pour les Mongols, avec beaucoup de rituels, nous allons essayer de vous transmettre son déroulement. La lutte se déroule dans une arène improvisée en pleine nature, avec selon la taille de l’événement, des gradins pour les spectateurs. Plusieurs lutteurs se rencontrent lors de « Round », pas ou peu limité en temps (30 min max, ce qui est énorme au vu de l’énergie demandée aux lutteurs lors de la rencontre). Il n’y a pas de catégorie de poids, de taille ni d’âge en lutte mongole. Chaque lutteur rencontre un adversaire à la fois et chacun est accompagné par un entraineur. Le combat prend fin quand l’un des lutteurs touche le sol avec autre chose que ses pieds ou ses mains.

La tenue règlementaire est la suivante : les lutteurs sont en slip, torse nu avec une veste à manches longues ouverte sur l’avant (cette tenue a été modifiée au cours du temps pour empêcher que des femmes ne s’insinuent dans les combats, car on pourrait facilement repérer « l’intruse ») et des bottes mongoles. Les entraineurs portent le Del, tunique ceinturée et chapeau traditionnels.

Juste avant de combattre, les lutteurs entament une « danse » dans laquelle ils miment l’aigle autour d’un totem portant le drapeau mongol, normalement s’en suivent étirements et claques sur les cuisses et sur les fesses parfois assez fortes ce qui provoque les rires du public.

Une fois l’adversaire vaincu, le gagnant cours vers le drapeau en mimant à nouveau l’aigle sous les applaudissements des spectateurs, revient vers le vaincu qui doit passer sous son bras tête baissée et est affublé d’une claque sur les fesses (signe de soumission du vaincu au vainqueur). Le vainqueur se voit remettre des friandises qu’il jette en l’air pour remercier les esprits ainsi qu’aux petits enfants qui courent alors vers lui.

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